TrilateralArchitecte à Levallois-Perret
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Aménager des bureaux à Levallois-Perret

Plateau à aménager le long d'un axe, cabinet en étage, siège dans un immeuble du Front de Seine : à Levallois-Perret, le PLU décide à quel étage un bureau peut s'installer ; les règles de l'accueil du public et du travail s'ajoutent partout.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

Grande salle de réunion vide : longue table entourée de fauteuils, façade vitrée sur toute la longueur, faux plafond à dalles.
Une salle de réunion éclairée par une façade entièrement vitrée.Photo Benjamin Child, CC0, recadrée, Wikimedia Commons
La réponse courte

Un aménagement intérieur qui ne touche ni à la façade, ni à la destination, ni à la surface ne demande pas d'autorisation d'urbanisme ; s'il reçoit du public, il demande une autorisation de travaux.[1][2] Pour créer des bureaux, le PLU de Levallois-Perret les limite, en zone UA, au sous-sol, au rez-de-chaussée et au premier étage, sauf dans le secteur UAa, le long des axes et près des transports, où ils sont admis sans cette restriction.[3]

1er étageAu-dessus, pas de bureau nouveau en zone UA hors secteur UAa, sauf locaux d'activité existants (+ 15 % au plus)
26 mHauteur plafond des immeubles de bureaux repérés en secteur UAa
4 moisInstruction de l'autorisation de travaux d'un établissement recevant du public
1 / 120 m²Une place par tranche de 120 m² de bureaux créés en zone UA

Ce que demande un aménagement de bureaux

Un aménagement intérieur ne demande une déclaration préalable ou un permis de construire que s'il entre dans un des cas listés par le code de l'urbanisme : création de surface de plancher, modification de l'aspect extérieur, changement de destination, travaux sur un élément protégé.[4][1] Les travaux dispensés de formalité doivent tout de même respecter les règles d'urbanisme.[5]

Travaux courants d'un projet de bureaux et autorisation d'urbanisme
TravauxAu titre de l'urbanisme
Cloisons, plafonds, sols, éclairage, mobilier, sans toucher à la façade, à la destination ni à la surfaceAucune autorisation d'urbanisme ; les règles des établissements recevant du public et du code du travail s'appliquent toujours
Vitrine, fenêtres, porte d'entrée, auvent, toiture modifiésDéclaration préalable (modification de l'aspect extérieur)
Mezzanine ou plancher créant plus de 5 m² de surface de plancherDéclaration préalable jusqu'à 40 m² en zone urbaine ; permis au-delà de 40 m², et au-delà de 20 m² si la construction dépasse ensuite 150 m²
Logement, boutique ou atelier d'artisan transformé en bureaux, ou l'inverse, sans toucher à la façade ni à la structure porteuseDéclaration préalable (changement de destination)
Même changement avec modification de la façade ou de la structure porteusePermis de construire
Atelier industriel ou entrepôt transformé en bureaux (même destination), sans travaux sur la façade ni la structure porteuseAucune autorisation au titre de la destination ; une modification de l'aspect extérieur reste soumise à déclaration préalable
Même transformation avec modification de la façade ou de la structure porteusePermis de construire

Articles R*421-14 et R*421-17 du code de l'urbanisme.[4][1]

« Il n'existe pas de zone naturelle ou non équipée ni de zone à urbaniser ou agricole » à Levallois-Perret (p. 7).[3]

Salle de réunion fermée par des cloisons de verre du sol au plafond : table et écran au fond, deux jardinières devant l'entrée.
Une salle de réunion fermée par des cloisons de verre.Photo MaarsLivingWalls, CC BY-SA 3.0, recadrée, Wikimedia Commons

Où le PLU de Levallois-Perret admet des bureaux

Le code de l'urbanisme compte cinq destinations. Le bureau est une sous-destination des « autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire », avec l'industrie, l'entrepôt, le centre de congrès et d'exposition et la cuisine dédiée à la vente en ligne. L'artisanat relève, avec le commerce de détail, de la destination « commerce et activités de service ». Les « activités de services où s'effectue l'accueil d'une clientèle » relèvent d'une autre destination, « commerce et activités de service », et les « locaux et bureaux accueillant du public des administrations publiques et assimilés » d'une troisième, celle des équipements d'intérêt collectif.[6][7]

Passer d'une destination à une autre est un changement de destination, soumis à déclaration ou à permis. Passer d'une sous-destination à une autre de la même destination n'est pas contrôlé tant que les travaux ne touchent ni la façade ni les structures porteuses ; avec de tels travaux, il faut un permis de construire : un entrepôt ou un atelier industriel transformé en bureaux avec une nouvelle façade en relève. Les locaux accessoires suivent la destination du local principal.[1][4][8] Transformer des bureaux en agence qui reçoit sa clientèle, ou l'inverse, change donc de destination.

Le PLU de Levallois-Perret est écrit avec les anciennes destinations, dont le bureau ; son lexique y range les professions libérales : « Les professions libérales telles que cabinets médicaux, juridiques, … en font également partie » (p. 286).[3]

Ce que dit le règlement — article UA 2.1.1.2.1, p. 14 du PDF

Sont admises « La création, par construction et/ou changement de destination, de surface de plancher (SDP*) destinée au bureau, au commerce, à l'industrie ou à l'artisanat, à condition d'être située en sous-sol, et/ou rez-de-chaussée et/ou premier étage. »

[3]
Les bureaux dans les onze zones du PLU, d'après le règlement
ZoneCe que dit le règlement
UA, hors secteur UAaBureaux nouveaux en sous-sol, au rez-de-chaussée et au premier étage seulement ; au-delà, les bureaux existants peuvent être réhabilités, étendus, surélevés ou changer de destination si la surface n'augmente pas de plus de 15 % (p. 14)
Secteur UAaBureaux admis « sans les restrictions édictées à l'article UA.2.1.1.2.1 » (p. 15)
UB, Front de SeineBureaux non interdits ; les destinations admises se lisent îlot par îlot sur le document graphique « constructibilité des îlots » (p. 100-101)
UC, îlot Collange« Les bureaux y sont interdits » (p. 134)
UD, entre Front de Seine et tissu ancienBureaux interdits, sauf dans le secteur UDa, « à l'intérieur duquel les constructions à destination de bureau et d'industrie sont admises » (p. 156-157)
UEBureaux admis « sous réserve du respect de la SDP précisée au document graphique n°UE 5.6.D » (p. 183)
UG, quartier de la gareBureaux non interdits (article UG 1, p. 198) ; la zone « intègre la réalisation de bureaux contribuant à la valorisation du pôle économique autour de la gare » (p. 197)
UPA, UPB, UPC, UPD (villas Chaptal, Trézel, Muller, impasse Gravel)Constructions à destination de bureau interdites (p. 223, 234, 244 et 255)
UPE, île de la JatteBureaux interdits, sauf sur l'emprise A du plan, « à condition qu'ils soient situés en étages » (p. 266-267)

Règlement du PLU de Levallois-Perret, pages du fichier.[3][9]

À vérifier pour votre projet

Un cabinet installé dans une partie de la résidence principale ne se tranche pas sur le seul texte du PLU : il dépend aussi du changement d'usage (ci-dessous). Nous le vérifions avec la Direction de l'urbanisme avant tout dossier.

Carte postale ancienne : bâtiment d'angle de la parfumerie Gellé frères couvert d'inscriptions publicitaires, longue aile sur la rue, enfants et passants devant l'entrée.
La parfumerie Gellé frères, à l'angle de la rue Trézel et de la rue du Bois, sur une carte postale ancienne.Carte postale ancienne, auteur inconnu, domaine public, recadrée, Wikimedia Commons

Les immeubles de bureaux du secteur UAa

  • Hauteur : les constructions destinées au bureau repérées au document graphique « hauteurs et gabarits » « pourront atteindre la hauteur plafond de 26 mètres et 7 niveaux de constructions », avec une autre destination possible en sous-sol, au rez-de-chaussée et au premier étage (UA 10.2.2, p. 61).[3]
  • Unité foncière de 2 000 m² au plus : dans la bande de 20 m, la hauteur plafond d'une construction destinée au bureau vaut sur 18 m d'épaisseur ; au-delà de 18 m, 7,50 m et deux niveaux (R+1) (UA 10.3.1.2, p. 61-62) ; au-delà de la bande de 20 m, 7,50 m et R+1 (UA 10.3.2.1, p. 62).[3]
  • Unité foncière de plus de 2 000 m² : 26 m (R+6) dans une bande de 30 m depuis l'alignement, la marge de recul ou la marge verte ; puis 19,50 m (R+5) entre 30 et 40 m, et 15,50 m, au plus quatre niveaux de plancher, au-delà de 40 m (UA 10.4.2.1, p. 65).[3]
  • Toiture : le dernier niveau intègre les éléments techniques nécessaires au fonctionnement des bureaux, sauf antennes, capteurs solaires et récupération des eaux (UA 10.5.2, p. 70).[3]
  • Façade : pour un immeuble exclusivement de bureaux, le rez-de-chaussée et le premier étage reçoivent un traitement spécifique, avec une entrée de grande dimension sur deux niveaux (UA 11.2.5, p. 77).[3]

Bureaux qui reçoivent du public

Ce que dit le code de la construction et de l'habitation — article R143-2

« constituent des établissements recevant du public tous bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises, soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non. » Fait partie du public toute personne admise « en plus du personnel ».

[10]

Des bureaux fermés au public sont des lieux de travail, régis par le code du travail. Dès qu'ils accueillent des clients, des visiteurs ou des réunions ouvertes, les locaux qui les reçoivent forment un établissement recevant du public, classé par type selon son exploitation et par catégorie selon son effectif.[10][11][12]

Catégories des établissements recevant du public
CatégorieEffectif admis (public et personnel)
1reAu-dessus de 1 500 personnes
2eDe 701 à 1 500 personnes
3eDe 301 à 700 personnes
4e300 personnes et au-dessous, hors 5e catégorie
5eSous le seuil fixé pour chaque type ; pour le type W (administrations, banques, bureaux) : 100 personnes en sous-sol, 100 en étages, 200 au total

Article R143-19 du code de la construction et de l'habitation ; seuils du type W d'après la fiche officielle sur les établissements recevant du public. Pour la 5e catégorie, le personnel n'est pas compté avec le public.[12][13]

Accessibilité : les aménagements intérieurs des établissements recevant du public et des bâtiments à usage professionnel sont accessibles à tous, dans les conditions du code.[14] Dans un établissement existant ou créé dans un bâtiment existant, des travaux réalisés à l'intérieur des volumes existants doivent au minimum maintenir l'accessibilité existante, et les surfaces ou volumes nouveaux créés à l'intérieur du bâti respectent l'article R164-1. Surtout, un établissement créé dans un bâtiment existant doit être rendu accessible aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap, de la 1re à la 4e catégorie ; en 5e catégorie, une partie du local, la plus proche possible de l'entrée principale et desservie par un cheminement usuel, doit donner accès à l'ensemble des prestations, dont une partie peut être fournie par des mesures de substitution (article R164-2, I à III). Une dérogation peut être demandée au préfet, notamment en cas d'impossibilité technique, de contrainte patrimoniale ou de coût disproportionné.[15][16]

Des travaux qui créent, aménagent ou modifient un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après une autorisation qui vérifie l'accessibilité et, selon l'effectif et la nature de l'établissement, la sécurité contre l'incendie. La vérification de l'accessibilité n'est pas exigée lorsque les travaux n'ont pas d'incidence sur l'accessibilité du cadre bâti, ni celle de la sécurité lorsqu'ils n'ont pas d'incidence sur le niveau de sécurité contre l'incendie.[2] Le formulaire est le cerfa n° 13824.[17]

  • Avec un permis de construire, le permis tient lieu de cette autorisation s'il a reçu l'accord de l'autorité compétente. Si l'aménagement intérieur n'est pas connu au dépôt, le permis le dit : une autorisation complémentaire est à obtenir avant l'ouverture au public. Un plateau livré sans aménagement intérieur, puis aménagé par son occupant, relève de cette autorisation complémentaire.[18][19][20]
  • Sans permis, la demande se dépose à la mairie, en quatre exemplaires, avec un dossier d'accessibilité et un dossier de sécurité ; elle indique l'effectif du public, la catégorie et le type de l'établissement.[21][22]
  • Délai : quatre mois à compter du dossier complet ; sans réponse dans ce délai, l'autorisation est réputée accordée.[23][24]
  • Qui décide : le maire, au nom de l'État, sauf lorsque le préfet est compétent pour le permis ou que l'immeuble est de grande hauteur ; dans les Hauts-de-Seine, la commission départementale de sécurité donne son avis sur l'accessibilité.[25][26]
  • Cinquième catégorie : sans locaux d'hébergement, l'autorisation de travaux n'est pas exigée au titre de l'incendie ; une description succincte des travaux est communiquée à l'autorité de police. Le volet accessibilité reste dû.[25]

La loi prévoit aussi une déclaration de conformité, certifiée par un tiers, à la place de l'autorisation pour les établissements de moins de 300 m² équipés d'un système d'extinction adapté, ou situés dans une gare, qui gardent la même activité ; ses conditions d'application doivent être précisées par un décret en Conseil d'État, que nous n'avons pas trouvé à ce jour.[2] L'ouverture au public demande ensuite une autorisation, après contrôle de l'accessibilité et, selon l'établissement, de la sécurité ; elle n'est pas exigée au titre de l'incendie pour la cinquième catégorie sans hébergement.[27][28]

Immeubles de grande hauteur

Un immeuble de bureaux devient immeuble de grande hauteur lorsque le plancher bas de son dernier niveau est à plus de 28 m du sol le plus haut utilisable par les engins des pompiers (50 m pour l'habitation). Les immeubles de bureaux forment les classes GHW 1, de 28 à 50 m, et GHW 2, au-delà de 50 m ; au-delà de 200 m, l'immeuble est de très grande hauteur.[29][30]

  • Autorisation : les travaux d'aménagement, de modification ou de changement de destination dans un immeuble de grande hauteur demandent une autorisation du préfet, sauf s'ils n'ont pas d'incidence sur le niveau de sécurité contre l'incendie ; avec un permis de construire, le permis en tient lieu après accord.[31][32]
  • Dossier : déposé à la préfecture, en trois exemplaires, avec une notice technique de sécurité et des plans (résistance au feu, dégagements, électricité, ventilation, chauffage, locaux techniques, moyens de secours).[33][34]
  • Délai : quatre mois ; sans réponse, l'autorisation est réputée accordée. Elle vaut autorisation au titre des établissements recevant du public.[35][36][37]
  • Registre de sécurité : il mentionne les dates et la nature des travaux d'aménagement, les entreprises et, s'il y a lieu, l'architecte chargé de les surveiller.[38]

Le chapitre ne s'applique pas aux immeubles de grande hauteur dont la destination implique moins d'une personne par 100 m² de surface de plancher à chaque niveau.[39]

Des locaux de travail : le code du travail

Le maître d'ouvrage qui construit ou aménage des bâtiments destinés à recevoir des travailleurs se conforme aux règles du code du travail, « que ces opérations nécessitent ou non l'obtention d'un permis de construire ».[40] Ces règles valent pour tous les lieux destinés à recevoir des postes de travail.[41]

Quelques règles du code du travail pour des bureaux
SujetCe que dit le code
AérationVentilation mécanique ou ventilation naturelle permanente ; par les seules fenêtres, si le volume atteint 15 m³ par occupant dans les bureaux ; en ventilation mécanique, 25 m³ d'air neuf par heure et par occupant dans les bureaux, 30 dans les salles de réunion
LumièreBâtiments conçus pour utiliser la lumière naturelle dans les locaux de travail ; au moins 120 lux dans les locaux de travail, 200 lux dans un local aveugle affecté à un travail permanent
TempératureÉquipements et locaux conçus pour adapter la température à l'organisme humain pendant le travail
DimensionsHauteur et surface des locaux, et espace libre au poste compte tenu du mobilier, permettant de travailler sans risque
SanitairesAu moins un cabinet et un urinoir pour vingt hommes, deux cabinets pour vingt femmes, séparés si le personnel est mixte
RepasPas de repas dans les locaux affectés au travail ; local de restauration à partir de cinquante salariés ; en dessous, un emplacement, qui peut être aménagé dans les locaux de travail après déclaration à l'inspection du travail et au médecin du travail

Articles R4212-1, R4222-4 à R4222-6, R4213-1, R4213-2, R4223-3, R4223-4, R4213-7, R4214-22, R4217-1, R4228-10, R4228-19, R4228-22 et R4228-23 du code du travail.[42][43][44][45][46][47][48][49][50][51][52][53][54][55][56]

Les règles d'incendie et d'évacuation des lieux de travail forment un chapitre propre du code ; il ne s'applique pas aux immeubles de grande hauteur et n'écarte pas les règles plus strictes des établissements recevant du public.[57] À la livraison, le maître d'ouvrage remet aux utilisateurs un dossier de maintenance des lieux de travail (nettoyage des vitrages, accès aux toitures, entretien des façades et des locaux techniques).[58]

Un logement transformé en bureaux

Installer des bureaux dans un appartement change deux choses : la destination, au titre de l'urbanisme, et l'usage, au titre du code de la construction et de l'habitation.[59]

Ce que dit le code de la construction et de l'habitation — article L631-7, premier alinéa, rédaction issue de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026

« La présente section est applicable aux communes dont la liste est fixée par le décret mentionné au B du I de l'article 1406 bis du code général des impôts. Dans ces communes, le changement d'usage des locaux à usage d'habitation peut être soumis, sur décision de l'organe délibérant, à autorisation préalable dans les conditions fixées à l'article L. 631-7-1. »

[60]
  • Les communes visées : le décret du B du I de l'article 1406 bis est celui de la taxe sur la vacance des locaux d'habitation ; il liste les communes où le marché du logement est tendu, d'après les loyers, les prix des logements anciens, les demandes de logement social ou la part des logements qui ne sont pas des résidences principales.[61] Selon service-public.fr, cette liste a été fixée par le décret n° 2026-831 du 25 août 2026.[62]
  • L'autorisation, quand elle est instituée, est délivrée par le maire, éventuellement contre compensation, c'est-à-dire la transformation en logement d'un autre local ; dans une commune membre d'un établissement compétent pour le PLU, c'est l'établissement qui délibère sur ces conditions.[63]
  • L'entrée en application : la base Légifrance date cette rédaction du 21 février 2026, et sa note indique qu'elle s'applique « à compter des impositions établies au titre de l'année 2027 ».[60]
  • Paris Ouest La Défense a adopté en 2019 un règlement des changements d'usage pour ses onze communes, dont Levallois-Perret. La compensation porte sur des locaux de la même commune, « de qualité et de surface équivalentes » ; l'autorisation sans compensation est personnelle et cesse avec l'activité. L'article 8 du règlement est propre à Levallois-Perret : une activité, même commerciale, dans une partie de la résidence principale à l'étage est autorisée sans compensation ; hors résidence principale, la compensation est exigée, et « les locaux situés en rez-de-chaussée ne peuvent en aucun cas servir de compensation ». Des dérogations existent pour une personne seule dans moins de 70 m² en étage, pour plusieurs personnes dans moins de 150 m² en étage, et pour une activité en rez-de-chaussée.[64]
  • Sans autorisation : une activité professionnelle, même commerciale, exercée dans une partie de sa résidence principale par ses seuls occupants, sans clientèle ni marchandises, si le bail ou le règlement de copropriété ne s'y oppose pas.[65]
  • Avec des travaux qui relèvent du permis de construire, la demande de permis ou la déclaration préalable vaut demande de changement d'usage, et les travaux attendent l'autorisation.[66]
  • En copropriété, la destination de l'immeuble prévue par le règlement de copropriété s'impose : dans un immeuble exclusivement d'habitation, un appartement ne peut pas être transformé en local commercial, et des travaux qui portent atteinte à la destination de l'immeuble demandent un vote de l'assemblée générale à l'unanimité.[67]
Ce que nous ne savons pas encore

Le règlement de Paris Ouest La Défense a été adopté sous la rédaction antérieure de l'article L631-7 ; nous n'avons lu ni délibération prise depuis la loi de 2026, ni l'annexe du décret qui liste les communes, et nous n'affirmons donc pas que Levallois-Perret y figure. Avant tout projet, nous faisons confirmer par l'établissement public territorial Paris Ouest La Défense le régime applicable à l'adresse.[60][64]

Stationnement des bureaux à Levallois-Perret

  • Bureaux, zone UA : « une place de stationnement automobile par tranche de 120 m² de SDP créée » ; une par tranche de 150 m² dans un rayon de 300 m des accès des stations Anatole France, Louise Michel, Pont de Levallois et de la gare ; aires de livraison au-delà de 10 000 m² (UA 12.1.5.2, p. 85).[3]
  • Zone UB : une place par tranche de 120 m² de surface de plancher créée ; une par tranche de 150 m² dans un rayon de 300 m autour des accès de la station de métro « Pont de Levallois » (UB 12.3.3, p. 128).[3]
  • Places existantes : « Aucune surface ou place de stationnement existante ne peut être supprimée, dès lors qu'elle n'est pas excédentaire au regard des normes du P.L.U. » (UA 12.3, p. 88).[3]
  • Vélos : normes du code de la construction et de l'habitation, au rez-de-chaussée ou au premier sous-sol, dans des locaux clos (UA 12.2, p. 87).[3]

Île-de-France : agrément et taxes sur les bureaux

L'agrément des locaux d'activité

En Île-de-France, la construction, la reconstruction, la réhabilitation ou l'extension de locaux servant à des activités industrielles, commerciales, professionnelles, administratives, techniques, scientifiques ou d'enseignement sont soumises à un agrément de l'État.[68][69] Pour des bureaux, en sont dispensées :

  • les opérations qui, avec celles des douze mois précédents sur le même site, créent moins de 1 000 m² de surface de plancher de bureaux ;
  • la reconstruction ou la réhabilitation de bureaux sans extension de surface.

L'agrément est délivré par le préfet de région, ou par le préfet du département lorsqu'une convention avec la commune ou l'intercommunalité est en cours de validité ; sans réponse en trois mois, il est réputé accordé. Quand il est requis, le permis de construire ne peut être délivré que sur production de la décision.[70][71][72]

La taxe pour la création de bureaux

La construction, la reconstruction ou l'agrandissement de bureaux en Île-de-France donne lieu à une taxe dont le produit est attribué à la région d'Île-de-France.[73] Est assimilée à une construction l'affectation à usage de bureaux de locaux affectés jusque-là à un autre usage, y compris sans travaux.[74][75][76]

  • Quand : à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme, ou à défaut au début des travaux ou au changement d'usage.[77]
  • Qui : le propriétaire des locaux, ou le titulaire d'un droit réel, à cette date.[78]
  • Où : les communes des Hauts-de-Seine sont dans la première circonscription, avec Paris, sauf celles qui sont éligibles à la fois à la dotation de solidarité urbaine et au fonds de solidarité des communes d'Île-de-France. Le tarif au mètre carré, fixé au 1er janvier 2016, est actualisé chaque année par arrêté.[79]
  • Exonérations, notamment : les bureaux qui font partie de l'habitation principale, les bureaux des professions libérales et des officiers ministériels, les locaux des associations reconnues d'utilité publique, les locaux de recherche.[80][81]

La taxe annuelle sur les bureaux

En Île-de-France, une taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux est due par leur propriétaire, ou le titulaire d'un droit réel, au 1er janvier ; la déclaration et le paiement interviennent avant le 1er mars. Les bureaux de moins de 100 m² en sont exonérés, la surface s'appréciant sur tous les bureaux d'un même propriétaire à une même adresse.[82]

Levallois-Perret est dans la première circonscription, qui réunit les 1er, 2e, 7e, 8e, 9e, 10e, 15e, 16e et 17e arrondissements de Paris et six communes des Hauts-de-Seine : Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Neuilly-sur-Seine et Puteaux ; en 2026, le tarif normal des bureaux y est de 26,11 € par mètre carré, le tarif réduit de 12,98 €, ce dernier valant notamment pour les locaux que l'État, les collectivités territoriales ou des associations sans but lucratif à caractère sanitaire, social, éducatif, sportif ou culturel possèdent et dans lesquels ils exercent leur activité.[82][83] Des locaux vacants au 1er janvier peuvent être exonérés si leur propriétaire s'engage à les transformer en logements et a déposé la déclaration ou le permis l'année précédente.[82]

Ces montants sont les tarifs légaux publiés pour 2026 ; ils sont révisés chaque année et sont donnés à titre d'information générale. Qui est redevable et quelle surface est taxée dépendent de la situation du local : vérifiez-les auprès du service des impôts des entreprises. Ce ne sont ni des prix de l'architecte ni un conseil fiscal.[83]

Consommation d'énergie : le dispositif éco énergie tertiaire

Les bâtiments, parties de bâtiments ou ensembles de bâtiments qui hébergent des activités tertiaires sur au moins 1 000 m² de surface de plancher sont soumis à une obligation de réduction de leur consommation d'énergie finale : 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport à une consommation de référence qui ne peut être antérieure à 2010, ou un niveau fixé en valeur absolue.[84][85]

  • Qui : le propriétaire et, le cas échéant, le locataire, chacun pour ce qui relève de lui d'après le bail ; ils déclarent chaque année leurs consommations sur une plateforme numérique.[84][86]
  • Les actions portent sur la performance du bâtiment, les équipements et leur gestion, leur exploitation, et « l'adaptation des locaux à un usage économe en énergie » : un projet d'aménagement en fait partie.[87]
  • Modulation : les objectifs peuvent être modulés pour des contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales, un changement d'activité ou des coûts manifestement disproportionnés.[84][88]

En zone inondable

Le plan de prévention des risques d'inondation de la Seine dans les Hauts-de-Seine, approuvé en 2004 et modifié le 11 juillet 2022, range les zones inondables de Levallois-Perret parmi les « centres urbains » (zone B), à l'exception notamment d'espaces verts et de terrains de sport à préserver (note de présentation, p. 22). Le plan délimite quatre zones, A à D : la zone de chaque adresse se lit sur le plan (règlement, p. 43 du fichier).[89]

  • Aménagements internes : les travaux d'entretien et de gestion courants, « notamment les aménagements internes », sont autorisés, sauf s'ils augmentent les risques ou en créent de nouveaux (zones A et B, p. 51 et 54).[89]
  • Changement de destination : en zone B, il est admis si la nouvelle destination n'aggrave pas les risques, n'est pas de l'habitation sous la cote de casier (sauf duplex et amélioration des logements existants), ni un hébergement collectif de personnes dépendantes, ni un centre de secours (p. 54).[89]
  • Planchers nouveaux : au-dessus de la cote de casier ; en zone B, des surfaces d'activité tertiaire peuvent être implantées au-dessus de la cote de la voirie existante, sans descendre à plus de 2 m sous la cote de casier, dans la limite de 300 m² sur une unité foncière de moins de 3 000 m², ou de 10 % de l'unité foncière au-delà (p. 53). Les sous-sols sont réservés au stationnement.[89]
  • Installations techniques : pour les bâtiments neufs et les restructurations lourdes autorisées, les appareillages électriques, machineries d'ascenseur, centres informatiques et câblages au-dessus de la cote de casier (p. 61-62) ; pour l'existant, ce sont des recommandations (p. 63).[89]

Enseignes et devantures

Une enseigne est une inscription, une forme ou une image apposée sur un immeuble et relative à une activité qui s'y exerce.[90] Dans le territoire couvert par un règlement local de publicité, son installation est soumise à autorisation.[91] Paris Ouest La Défense a adopté un règlement local de publicité intercommunal, applicable depuis le 1er mars 2021.[92]

  • La demande est présentée par l'entreprise qui exerce l'activité, en trois exemplaires, à la mairie ; elle comporte une mise en situation de l'enseigne et une vue de l'immeuble avec et sans l'enseigne.[93][94]
  • Délai : deux mois à compter du dossier complet ; sans réponse, l'autorisation est réputée accordée.[95] Sur un monument historique, dans les abords d'un monument ou dans un site patrimonial remarquable, elle est délivrée après accord de l'architecte des Bâtiments de France.[96]
  • Bureaux en étage : le RLPi n'admet qu'une seule enseigne pour une activité présente uniquement en étage, placée au rez-de-chaussée et de 40 × 40 cm au plus ; en cas d'impossibilité technique de la poser au rez-de-chaussée, « et dans ce cas seulement », un adhésif monochrome en lettres découpées sur le vitrage, sur un sixième de sa surface au plus (règlement, p. 113 du fichier).[97]
  • Immeuble occupé entièrement par une activité, ou entièrement à l'exception du rez-de-chaussée : les enseignes à plat ou parallèles à la façade peuvent dépasser la limite du rez-de-chaussée ; les bandeaux de fond sont interdits, sauf s'ils font partie de l'architecture du bâtiment, et les caissons sont proscrits en étage (p. 113-114).[97]

Le rôle de l'architecte

Sur un projet de bureaux, l'architecte établit le programme avec l'occupant (effectif, postes, accueil du public, salles de réunion), dessine les plans d'aménagement, vérifie le projet au regard des règles qui s'appliquent au local, constitue les dossiers (déclaration préalable ou permis, autorisation de travaux d'un établissement recevant du public avec ses notices d'accessibilité et de sécurité), prépare la consultation des entreprises et peut suivre les travaux jusqu'à la réception. L'étendue de la mission est fixée par écrit avant de commencer.

Le recours à un architecte est obligatoire pour une demande de permis de construire, sauf pour une personne physique qui construit ou modifie pour elle-même une construction de 150 m² de surface de plancher au plus ; il ne l'est pas pour des travaux soumis à permis qui portent exclusivement sur l'aménagement et l'équipement des espaces intérieurs ou des vitrines commerciales.[98][99][100] L'architecte peut aussi établir l'attestation d'accessibilité demandée à l'achèvement de travaux soumis à permis.[101]

Les projets de bureaux sont étudiés sur demande avec WorkRepublik, la marque sous laquelle Quentin Piepszownik conduit ses missions sur les espaces de travail.[102] Décrivez le projet ci-dessous : la réponse vous parvient par email.

Questions fréquentes

Faut-il un permis pour aménager un plateau de bureaux ?

Non, si les travaux restent intérieurs : sans modification de la façade, sans changement de destination ni création de surface de plancher, un aménagement n'entre dans aucun cas de déclaration préalable ou de permis.[4][1] S'il reçoit du public, il demande en principe une autorisation de travaux au titre de l'accessibilité et de la sécurité, sauf pour le volet dont les travaux n'ont pas d'incidence (accessibilité du cadre bâti, niveau de sécurité contre l'incendie).[2]

Mes bureaux reçoivent des clients : sont-ils un établissement recevant du public ?

Oui pour la partie qui les reçoit : est un établissement recevant du public tout local où des personnes sont admises en plus du personnel, librement ou sur invitation.[10] Des bureaux relèvent du type W, « administrations, banques, bureaux » ; sous 100 personnes en sous-sol, 100 en étages et 200 au total, l'établissement est de cinquième catégorie.[13] Les travaux qui l'aménagent ou le modifient demandent en principe une autorisation ; en cinquième catégorie sans hébergement, elle n'est pas exigée au titre de l'incendie.[2][25]

L'agrément de l'État est-il nécessaire pour mes bureaux ?

Seulement à partir de 1 000 m² de bureaux créés sur le même site en douze mois, et pas pour une reconstruction ou une réhabilitation sans extension de surface.[70]

Combien coûte l'étude d'un projet de bureaux ?

Un projet de bureaux ne se chiffre pas sur une grille : il est étudié sur demande, d'après l'adresse, la surface, l'effectif et le programme. Décrivez-le dans le formulaire de cette page : la réponse vous parvient par email, avec ce que le projet demande et la façon de le mener.[102]

Puis-je installer des bureaux au troisième étage d'un immeuble de Levallois ?

En zone UA, hors secteur UAa, le règlement n'admet la création de bureaux qu'en sous-sol, au rez-de-chaussée et au premier étage (UA 2.1.1.2.1, p. 14). Dans le secteur UAa, cette limite ne s'applique pas (p. 15).[3]

Voir aussi

Sources consultées (102)

Décrire votre projet de bureaux

Étude sur demande : l'architecte lit votre adresse, votre surface et votre programme, puis vous répond par email avec ce que le projet demande et la façon de le mener.

Bureaux : une étude sur demande

Un aménagement de bureaux ne se chiffre pas sur une grille : surface, effectif, accueil du public, immeuble et bail changent tout. Quentin Piepszownik l'étudie avec WorkRepublik, la marque de son entreprise consacrée aux espaces de travail.