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Surface de plancher, emprise au sol, surface taxable : comment les compter

Trois surfaces décident de votre dossier : la surface de plancher et l'emprise au sol fixent l'autorisation, la surface taxable le montant de la taxe. Le PLU de Levallois ajoute ses propres définitions, qui comptent pour ses règles.

Mis à jour le
par Quentin Piepszownik, architecte

Surface de plancher et emprise au solUne maison sur deux niveaux : l'emprise au sol projetée au sol, la surface de plancher par niveau.
La réponse courte

La surface de plancher additionne les niveaux clos et couverts de plus de 1,80 m sous plafond, au nu intérieur des façades, après déduction notamment des garages et des combles non aménageables. L'emprise au sol est la projection verticale du volume, « tous débords et surplombs inclus ».[1][2][3] La surface taxable compte, elle, les garages, les caves et les combles aménageables.[1][4] Pour ses propres règles, le PLU de Levallois définit l'emprise comme la superficie occupée « en superstructure », et raisonne surtout en espaces libres.[5]

1,80 mHauteur sous plafond en dessous de laquelle une surface ne compte pas
8Déductions de la surface de plancher
3Déductions seulement pour la surface taxable
500 m²Terrain sous lequel le PLU n'exige aucun espace libre en zone UA

Une construction en coupe

Coupe d'une maison : ce qui compte dans la surface de plancher et dans l'emprise au sol Maison à deux niveaux et combles, avec garage accolé, balcon en surplomb, débord de toiture, terrasse de plain-pied et cave. Les numéros renvoient au tableau qui suit. 1,80 m Emprise au sol : projection verticale, surplombs compris 1 2 3 4 5 6 7
Ce qui compte, élément par élément, au sens du code de l'urbanisme
ÉlémentSurface de plancherEmprise au sol
1. Pièces de plus de 1,80 m sous plafondCompteCompte
2. Combles sous 1,80 m de hauteurNe compte pasDans la projection de la construction
3. Garage closNe compte pasCompte
4. Balcon en surplombNe compte pasCompte : débords et surplombs inclus
5. Débord de toiture sans poteauNe compte pasNe compte pas
6. Terrasse de plain-piedNe compte pasNe compte pas
7. CaveCompte si plus de 1,80 m sous plafond, sauf cave desservie par une partie communeSous la construction

D'après les articles R. 111-22 et R*420-1 du code de l'urbanisme et la fiche officielle.[2][3][1] Pour la cave, la déduction ne vise que les caves et celliers « desservis uniquement par une partie commune ».[2]

La surface de plancher

Ce que dit le texte — code de l'urbanisme, article R. 111-22

« La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de plancher de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction : »

[2]
  1. de l'épaisseur des murs autour des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur ;
  2. des vides et trémies des escaliers et ascenseurs ;
  3. des surfaces d'une hauteur sous plafond inférieure ou égale à 1,80 m ;
  4. des surfaces aménagées pour le stationnement, rampes et aires de manœuvre comprises ;
  5. des combles non aménageables pour l'habitation ou une activité ;
  6. des locaux techniques d'un immeuble autre qu'une maison individuelle ;
  7. des caves et celliers desservis uniquement par une partie commune ;
  8. de 10 % des surfaces d'habitation, quand les logements sont desservis par des parties communes intérieures.

Pour une maison individuelle, seules les cinq premières déductions jouent.[1] La surface de plancher décide entre déclaration et permis, et fixe le seuil de 150 m² du recours à l'architecte.[1][6] Fermer un balcon ou une loggia crée de la surface de plancher : le volume devient clos et couvert.[2]

L'emprise au sol

Le code définit l'emprise au sol, « au sens du présent livre », comme « la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus » ; les ornements, les marquises et les débords de toiture non soutenus par des poteaux en sont exclus.[3] Cette définition sert aux seuils de déclaration et de permis.

Les définitions du PLU de Levallois
  • Emprise au sol : « la superficie qu'occupe au sol une construction en superstructure » (lexique, p. 287 du PDF).
  • Espaces libres : les espaces « non occupés par des constructions en élévation » ; ils comprennent les voies et accès, les aires de jeux, les espaces verts et les aires extérieures de stationnement (p. 287).
  • Pleine terre : un espace dont le sous-sol reste raccordé à la nappe phréatique ; les ouvrages qui ne portent pas préjudice à l'équilibre du sol ne la font pas perdre (p. 288).
  • Unité foncière : la propriété d'un seul tenant d'un même propriétaire ou d'une même indivision (p. 289). En copropriété, c'est donc le terrain de tout l'immeuble qui compte pour les seuils de 500 et 2 000 m².
[5]

En zone UA, le règlement ne fixe pas de coefficient d'emprise pour l'habitation ; l'article 9 ne vise que les rez-de-chaussée d'activité sous des logements (p. 52). La place prise au sol est limitée autrement : par les espaces libres, les distances aux limites et les hauteurs dégressives.[5]

Espaces libres et pleine terre en zone UA

  • Terrain de moins de 500 m² : « il n'est pas fixé de superficie minimale d'espaces libres » (p. 90).
  • Terrain de 500 à 2 000 m² : 20 % d'espaces libres au moins (p. 90).
  • Terrain de plus de 2 000 m² : 40 %, dont 15 % d'un seul tenant (p. 89).
  • Pleine terre, ou 2 m de terre végétale : 5 % du terrain de 500 à 2 000 m², 10 % au-delà, quand les espaces libres dépassent 100 m² hors de la bande de 20 m (p. 90).
  • Un arbre de moyen ou grand développement par tranche de 100 m² d'espaces libres (p. 90).

Une isolation par l'extérieur peut réduire les espaces libres ou la pleine terre de 30 cm au plus (p. 94).[5]

La surface taxable

« La surface de plancher fiscale, appelée surface taxable, diffère de celle définie à l'article L. 111-14 » : seules trois déductions sont admises, l'épaisseur des murs autour des ouvertures, les vides et trémies, et les surfaces de 1,80 m de hauteur ou moins.[4]

  • Les surfaces de stationnement closes sont taxables.[4]
  • Les caves et celliers annexes à des logements sont compris dans la surface taxable.[4]
  • Des combles « totalement non aménageables » ne constituent pas une surface imposable.[4]

Un garage clos de 20 m² ne crée donc pas de surface de plancher, mais 20 m² de surface taxable.[2][4]

Questions fréquentes

Une mezzanine compte-t-elle dans la surface de plancher ?

Oui pour sa partie de plus de 1,80 m sous plafond.[7]

L'isolation par l'extérieur compte-t-elle dans les règles du PLU de Levallois ?

En zone UA, une isolation de 30 cm au plus est admise au-delà des distances, du gabarit, de la hauteur et des espaces libres d'une construction existante (p. 46, 73 et 94 du règlement).[5]

Quelle surface retenir quand surface de plancher et emprise au sol diffèrent ?

Les seuils de déclaration et de permis portent sur l'une ou l'autre : il suffit que l'une des deux dépasse le seuil.[8]

Voir aussi

Sources consultées (8)

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